CARNET DE TERRAIN

Compte rendu de sortie

78)

 

 

Vendredi 18 mai 2012

 

Pyrénées atlantiques

Vallée d'Aspe

 

 


 

Grand tétras - Coq de bruyère

Espèce pyrénéenne : Tetrao urogallus aquitanicus

 


 

 

© JLS
© JLS

 

 

 

Fiche d’identité :

 


 

Poids :

- Coq : 3 500 g

- Poule : 1 700 g

- Poussin à la naissance : 35 g

 

Le Grand Tétras est le plus gros oiseau de l’ ordre des galliformes (qui comprend les Faisans, Perdrix, Lagopèdes …).

 

Domaine vital annuel des adultes :

- 30 à 100 hectares pour les coqs

- 30 à 200 hectares pour les poules

 

Longueur du domaine vital :

De 1 km pour le coq adulte, à 15 km pour le jeune coq.

 

Reproduction :

- Ponte de 3 à 9 œufs (moyenne 6)

- Survie de 3 jeunes par groupe familial en août, et de 1 jeune par poule en automne.

 

Longévité maximum :

- 15 ans pour les coqs

- 10 ans pour les poules

 

Mortalité (adultes) :

- 30% des mâles chaque année

- 40% des femelles chaque année.

 

Régime alimentaire :


La nourriture , qui, en été comprends environ 50 espèces végétale s’oriente peu à peu vers les fruits (myrtilles et framboises) dont les sucres aideront l’oiseau à constituer une couche de graisse importante pour leur survie hivernale.

 

Particularités morphologiques :

 

Son origine nordique lui confère une série d'adaptations au froid et à l'enneigement : l'air froid est filtré par de fines plumes recouvrant les narines, les pattes sont emplumées jusqu'aux doigts, et chaque plume de couverture est doublée d'une sorte de « sous-plume » duveteuse, appelée « hyporachis ». Par ailleurs, courant octobre, des écailles cornées poussent de part et d'autre des doigts et en doublent ainsi la surface : ces « raquettes », qui tomberont en juin, l'aideront à progresser dans la neige. Mais la plus merveilleuse de ses adaptations se trouve sans doute à l'intérieur, sous forme de deux longs appendices appelés « caecums », sorte de sacs allongés branchés sur l'intestin. Ces caecums s'allongent en automne pour dépasser 80 cm. Il s'y développe à l'intérieur une purée constituée d'innombrables bactéries qui permettront au coq de digérer sommairement les aiguilles de résineux (sapins et pins surtout), représentant presque 100 p. cent de son alimentation hivernale lorsque l'enneigement est important. Échappant ainsi au problème de la disette hivernale (l'un des principaux facteurs limitant la vie animale en montagne), le grand tétras doit par contre pouvoir absolument trouver des résineux en hiver.

 


Rencontre avec un mythe !

 

Un copain de l’ ONCFS  m’ a signalé la présence d’un coq « fou » équipé d’ un émetteur radio (afin d’ étudier ses déplacements) en vallée d’ Aspe. Sur ses indications, je me suis rendu sur le site où l’ oiseau a pris ses quartiers.

Un coq de bruyère est dit « fou » lorsque il présente un dérèglement du comportement vis à vis de l’homme notamment (qu’il ne craint plus … c’est quand même un paradoxe !) et surtout, qui est très agressif envers tout ce qui rentre sur le territoire qu’il  a choisi ! (Voir ce lien pour quelques explications : groupe-tetras-jura  ).

 

Vendredi 18 mai 2012 15h00 Vallée d’ Aspe – 64

 

Je monte lentement le sentier en jumelant de temps en temps pour essayer d’ anticiper la rencontre avec le volatile. Au bout d’ un quart d’ heure de montée, je m' installe et soudain je l’ aperçois au bords de la sente à 50m sortant de nulle part. Il m'a repéré et aussitôt il prend une posture de parade : cou tendu, queue en forme de roue. Très lentement, en faisant des poses régulières je m’ approche de lui. Pendant quelques minutes, il m’ observe sans trop bouger.

Que cet oiseau est beau !

Soudain, sans prévenir, le coq fonce sur moi en gonflant son plumage. Il attaque sans aucune crainte en poussant son curieux cri !.

Je m’ installe, assis au sol et en faisant des gestes lents, à une dizaine de mètres de l’oiseau et il se calme. Je réalise les clichés de ce compte rendu. Je prends le temps de l’ observer puis je m’ éloigne tranquillement en le laissant en paix !

Cette rencontre avec cet oiseau mythique est pour moi exceptionnelle ! Même si les conditions sont atypiques, cela m’ aura permis de l' approcher pendant quelques minutes sans crainte de dérangements pour la reproduction, car la survie dans les Pyrénées de cette espèce emblématique est très menacée ... ) 

En conclusion, malgré la facilité de « contact » (et le mot est faible …. ) avec cet animal, cette rencontre a été un beau moment de nature inoubliable !

 


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