CARNET DE TERRAIN

PÊLE-MÊLE

Avril et Mai 2015

- ORCHIS MÂLE (Orchis mascula)

- MILAN NOIR (Milvus migrans)

- COULEUVRE A COLLIER (Natrix natrix)

- ORVET FRAGILE (Anguis fragilis)

- GRENOUILLE DES PYRÉNÉES (Rana pyrenaica)

- LA PETITE TORTUE (Aglais urticae)

- GRASSETTE COMMUNE (Pinguicula vulgaris)


ORCHIS MÂLE

Herbe à la couleuvre

 (Orchis mascula)

 

Il s'agit d'une plante robuste, , commune dans nos régions. haute de 20 à 60 cm, portant ordinairement une trentaine de fleurs de couleur pourpre clair à rouge violacé.


Les pétales et le sépale dorsal sont rassemblés en casque, les sépales latéraux sont dressés verticalement.


Le labelle est trilobé, la base plus pâle et très souvent maculée de points rouges, le lobe médian divisé en deux lobules est plus long que les latéraux. Les feuilles sont généralement maculées de larges taches brunâtres.

 

Plusieurs sous-espèces ont été décrites (ovalis, pinetorum, ichnusae, tenera,…). L'aire de distribution d'Orchis mascula s.l. est très vaste. Elle est présente du Maroc à l'Iran et remonte au nord jusqu'en Scandinavie et en Sibérie.

 

Période de floraison : avril - juillet.

 

Dans les Pyrénées : Espèce caractéristique des pacages et prairies à herbe grasse, peuplements clairs de Chênes, de Pins ou de Hêtres, landes.

MILAN NOIR

(Milvus migrans)

 Longueur 55-60 cm, envergure 160-180 cm, poids 630-940 g.


C’est un migrateur. Le Milan noir est de retour de son site hivernal au sud du Sahara à la mi-mars. Il ne reste en France guère plus que le temps de se reproduire, soit environ 4 mois. Son cri modulable est une sorte de sifflement tremblé.


Il apprécie les abords des lacs, rivières et zones humides, même si le dérangement est important. Il évite par contre les montagnes et les grands massifs forestiers.


Comparé au Milan royal, il est plus courant à basse altitude. Très aérien, il chasse essentiellement au-dessus de l’eau et des berges, qu’il survole souvent lentement et à hauteur basse, entre 10 et 60 m.

 

Le Milan noir est prédateur et charognard. Il arrive qu’il poursuive d’autres prédateurs (aigles, faucons, hérons…) pour leur dérober leur nourriture, voire qu’il pille les nids de cormorans ou de hérons pour s’approprier du poisson.


Les proies vivantes sont petites et capturées au sol, sur l’eau ou en vol, notamment les insectes.

 

Ces clichés ont été réalisés lors du fanage des prairies, les milans suivant le déplacement du tracteur pour capturer d’éventuelles proies échappant à l’engin …

 

COULEUVRE A COLLIER

(Natrix natrix)


Longueur 65 cm à plus de 1,40 m, voire jusqu'à 2 m, les femelles étant plus grandes que les mâles.

 

La couleuvre à collier  est une espèce de serpents de la famille des Natricidae. Elle peut arborer des couleurs allant du gris au noir, en passant par le brun et le verdâtre, mais elle est généralement reconnaissable au motif clair qu'elle porte sur la nuque et qui lui a valu son nom vernaculaire.


Elle vit en général non loin des cours d'eau où elle se nourrit d'amphibiens.

 

Photographie prise lors d’une sortie prospection Pic de Lilford (Dendrocopos leucotos lilfordiavec Stéphane en forêt d’Issaux (64). Elle était en train de digérer au bord du sentier.

Couleuvre à collier - Forêt d'Issus - 64 Pyrénées atlantiques
Couleuvre à collier (Natrix natrix) © JlS

ORVET FRAGILE

(Anguis fragilis)

La longueur des mâles est de 30 à 40 cm, atteignant presque les 50 cm exceptionnellement. La longueur de la femelle est de 50 cm.


L' orvet est un petit lézard apode que l'on le trouve partout où les invertébrés dont il se nourrit (vers, limaces, araignées, insectes et larves) sont nombreux. 


Sa ressemblance avec le serpent a souvent fait de ce reptile inoffensif un mal aimé qu'on a pu tuer pour cette seule raison, en dépit de ses qualités avérées d'auxiliaire de l'agriculture et du jardinage.


Orvet fragile - Alçay - 64 - Pyrénées atlantiques
Orvet fragile (Anguis fragilis) © JlS

GRENOUILLE DES PYRÉNÉES

(Rana pyrenaica)

 

 

La Grenouille des Pyrénées est une espèce endémique de l'ouest des Pyrénées, qui n'est connue en France que du département des Pyrénées-Atlantiques.


C'est l'un des amphibiens les plus rares de France.

 

Stéphane et moi avons consacré plusieurs sorties sur un spot où ce petit anoure est présent. Nous ne l’avions entraperçu qu’une fois. J’avais fait alors une photo « documentaire » pour mémoriser la date d’observation.


Ce lundi 18 mai,  au cours d’une randonnée passant à proximité du site, j’en ai profité pour jeter un coup d’œil et là, bonne surprise la belle était bien visible sur une petite dalle.


Je tentais alors une approche discrète, mais malgré toutes mes précautions, arrivé à 4 mètres, elle m’a repéré la bougresse et plongé aussitôt ...


Mais il en fallait plus pour me décourager. Je m’installais à moitié dans l’eau (fraîche …) et calais mon APN sur le rocher.


10 minutes d’attente et, dans le viseur, je vis ma star remonter doucement vers son poste d’observation. Je ne bougeais pas d’un poil et petit à petit elle a sorti sa tête de l'eau.


J'ai fait 2 photos et jugeant l’affaire dans la boîte, je repris ma randonnée au soleil pour sécher mon pantalon trempé.

 

Une autre sortie est spécialement prévue bientôt, avec à la clé (je l’espère) d’autres photographies.


A suivre …

Grenouille des Pyrénées (Rana pyrenaica ) - Pyrénées atlantiques
Grenouille des Pyrénées (Rana pyrenaica ) © JlS

LA PETITE TORTUE

(Aglais urticae)

Nymphalidae

 

Envergure :

42-45 mm

 

Papillon très commun, la Petite tortue apprécie, dans nos jardins, les orpins (sedums), les chatons de saule, les primevères… et bien sûr les orties, qui constituent la nourriture exclusive de ses chenilles.

 

Apparence :

Mâle et femelle de ce grand papillon sont identiques.


Le dessus des ailes est de ton orangé, avec une bordure noire le long de laquelle s’échelonnent des taches bleues métalliques en forme de demi-lune. Plusieurs taches noires et rosées alternent sur la partie la plus avant, se terminant par une petite virgule blanche.

Papillon Petite tortue (Aglais urticae) - Précilhon - 64 - Pyrénées atlantiques
Petite tortue (Aglais urticae) © JlS
Papillon Petite tortue (Aglais urticae) - Précilhon - 64 - Pyrénées atlantiques
Petite tortue (Aglais urticae) © JlS

Les ailes avant sont, au dessous, à dominante crème tachée de noir, contrastant avec les ailes arrière sombres

Petite tortue (Aglais urticae) © JlS
Petite tortue (Aglais urticae) © JlS

GRASSETTE COMMUNE

(Pinguicula vulgaris)

 

Savez-vous que la Drosera n’est pas la seule plante carnivore poussant sur notre hexagone ?

Moins spectaculaire, mais tout aussi « affamée », je vous présente la Grassette commune.

 

Sous ses airs de violette, se cache un redoutable piège à insectes, mais passons aux présentations :

 

La grassette commune est une plante herbacée vivace de la famille des Lentibulariacées appartenant au genre Pinguicula. C'est une plante carnivore commune.


Elle possède sur ses feuilles des très petits poils collant des insectes (moucherons ...). Elle peut replier légèrement ses feuilles afin d'augmenter le contact avec les proies.

 

Outre la photosynthèse, elle tire des substances nutritives supplémentaires des insectes qu’elle capture. Les glandes situées sur la surface supérieure des feuilles secrètent un mucus collant qui piège la proie, ainsi que des enzymes digestives qui dissolvent ses tissus. La grassette est adaptée à la pollinisation par les insectes.


Celle de la grassette commune est assurée par les abeilles et les bourdons. Elle hiberne grâce à ses bourgeons qui ressemblent à des bulbes.

 

En voici des photos prises lors de la sortie Pic de Lilford.

Nouveautés :

 


 

Droséra intermédiaire

Pyrénées atlantiques

 

Pic  de Lilford

Pyrénées atlantiques

Pic à dos blanc - 64 - Pyrénées atlantiques

Faucon crécerelle 

Pyrénées Atlantiques

Faucon crècerelle jeune Jean-Louis SOULE photographies
Jeune Faucon crècerelle ©JLS